Jusqu’à 8,9% de rendement minimum est nécessaire pour voir son épargne préservée d’une inflation de 2% compte-tenu de la nouvelle donne fiscale.

Dès la première tranche d’ISF et avec un taux marginal d’imposition de 30%, c’est près de 4,6% de rendement brut qu’il faut attendre de ses placements pour ne pas voir le capital s’éroder inexorablement avec une inflation de 2%.

https://www.eres-group.com/partage-du-profit/wp-content/uploads/2013/01/pr%C3%A9servation-du-capital2.png

Exemples :

  • 4.59% de rendement brut x (1 – 30% d’IR – 15.5% de CSG CRDS) – 0.50% d’ISF = 2% – 2% d’inflation = 0% de rendement net
  • 8.86% de rendement brut x (1 – 45% d’IR – 15.5% de CSG CRDS) – 1.50% d’ISF = 2% – 2% d’inflation = 0% de rendement net

Quels enseignements en tirer, sans débattre de l’opportunité ou de la philosophie des choix de Bercy ?

– que les fonds monétaires sont loin d’apporter la préservation du capital qu’on leur attribue (tout au plus la sécurité réside dans la certitude de l’érosion) ;

– qu’il ne faut pas oublier (pour les contribuables qui ont la « chance » d’y être soumis) que l’impact de l’ISF varie selon son taux marginal d’IR, le revenu permettant de s’acquitter de l’ISF étant lui-même imposable : le rendement nécessaire allant jusqu’à doubler ;

– que troquer une fiscalité allégée contre une durée de placement plus longue (en utilisant son PEE comme enveloppe d’épargne personnelle par exemple) permet aussi d’envisager plus sereinement les opportunités de rendement que représentent les différents placements qui me sont proposés.