Nous répondons aux questions posées suite à notre webinaire du 20/12/17 « Epargne retraite financière des Français : bilan et perspectives »

Revoir le Webinaire Eres : Epargne retraite financière des Français bilan et perspectives

Question 1 : Qu’est-ce qui explique la croissance de l’épargne collective ?
Réponse : Les grandes entreprises sont déjà toutes équipées. Ce sont dorénavant les ETI et les PME qui prennent conscience que le partage du profit est important pour la motivation et la fidélisation des collaborateurs.
Le gouvernement veut redéfinir le contrat social dans l’entreprise et fait du partage du profit une priorité. Il accompagne un mouvement déjà bien amorcé dans les grandes entreprises et qui démarre dans les PME. La croissance future se fera grâce aux très petites entreprises. Toutes ces entreprises sont évidemment motivées par les incitations sociales et fiscales.

Question 2 :Est-ce que l’épargne salariale est concernée par la DDA ?
Réponse  :
Non car la DDA ne couvre que les produits d’assurance.
En revanche,  la philosophie d’Eres est d’harmoniser le plus possible les pratiques entre épargne salariale et assurance retraite. Nous prendrons donc en compte l’esprit de la DDA sur tous nos produits. C’est d’ailleurs ce qu’attendent les clients qui ne comprennent pas pourquoi deux produits d’épargne retraite fonctionnent différemment alors qu’ils répondent au même besoin.

Question 3 : Pensez-vous que dans la réforme des retraites à venir, il y aura un volet sur l’épargne retraite par capitalisation ?
Réponse :
Probablement car avec un système à points, chacun est plus responsabilisé puisqu’il pourra partir à la retraite quand il le souhaite en assumant les conséquences sur son niveau de pension.

Si on est responsabilisé sur la préparation de sa retraite, il serait logique qu’on puisse épargner dans le cadre de son entreprise dans des conditions avantageuses. Or aujourd’hui un salarié dont l’entreprise n’a pas mis en place de régime de retraite supplémentaire ne peut pas le faire ou alors il doit le faire à titre individuel. Il serait donc logique d’étendre les dispositifs à toutes les entreprises sans pour autant obliger les entreprises à cotiser et en donnant la possibilité aux salariés de ne pas verser. C’est ce qu’on appelle l’auto-enrolment avec opt-out dans les pays anglo-saxons.

Ensuite pour que le système fonctionne, il faut une plus grande fluidité entre les enveloppes d’épargne retraite pour que chacun puisse regrouper ses avoirs d’épargne retraite facilement dans un contrat unique à tout moment. Or certains assureurs bloquent les transferts ce qui pénalise les épargnants.

Question 4 : pour les 20% en capital sur les contrats Madelin notamment, est-ce acté, ou bien toujours en discussion ?
Réponse :
Le 12 octobre dernier, l’Assemblée Nationale avait adopté en première lecture un amendement permettant aux assureurs de proposer une sortie en capital à 20% au moment de la retraite pour les contrats Madelin et les Plans d’Epargne Retraite d’Entreprise (PERE).
Le Conseil Constitutionnel a censuré cette mesure au motif que c’était un cavalier législatif, c’est-à-dire une décision qui n’a pas vocation à être intégrée dans le projet de loi de finance. Pour le moment il n’a pas été précisé si cette mesure serait intégrée dans une loi ultérieure. Il est probable que le sujet soit traité lors de la réforme de l’épargne retraite.

Question 5 : Pour les déductions fiscales entrant dans le cadre de l’épargne retraite sera-t-il possible de moduler son impôt sur le revenu à payer ou n’y aura-t-il que le taux neutre ?
Réponse :  RDV le 30 janvier à 15h pour un webinaire sur le sujet. Inscrivez-vous ici

Question 6 : L’épargne retraite finance-t-elle la dette ?
Réponse : Oui, une bonne partie de l’épargne retraite est investie en obligations d’Etat et notamment chez les assureurs vie dans les fonds en euros. Elle finance donc la dette.

Question 7 : Dans votre présentation vous parlez des hypothèses du COR basées sur une espérance de vie de 31 ans pour les hommes et de 33,6 ans pour les femmes. A partir de quel âge ?
Réponse : On parle d’une espérance de vie de 31 ans pour les hommes et de 33,6 ans pour les femmes à 60 ans en 2017.

Question 8 : Vous incluez l’assurance-vie dans le calcul de l’épargne retraite financière (total de 795M€) => les encours de l’assurance-vie sont aujourd’hui bien supérieurs à ce montant. Pouvez-vous expliquer svp ?
Réponse : Nous incluons 21% seulement de l’assurance-vie. Ce pourcentage correspond à la part des épargnants français qui déclarent, dans la dernière enquête Patrimoine de l’INSEE, utiliser l’assurance-vie pour la retraite.

Question 9 : Pourquoi une anticipation de baisse des versement d’épargne retraite en 2019 (clair pour 2018) ?
Réponse : En attendant notre webinaire sur le sujet, qui aura lieu le 30 janvier 2018, vous pouvez consulter l’interview d’Alexis de Rozières, responsable de l’activité épargne individuelle d’Eres Epargne retraite : « Le maintien de la déduction des cotisations en 2018 va aboutir à deux « années blanches », au lieu d’une »

Question 10 : Quid des SCPI dans les calculs de l’épargne retraite (dans votre présentation) ?
Réponse : Les SCPI ne sont pas traitées comme une catégorie en soi. En revanche, des parts de SCPI détenues dans les contrats d’assurance vie sont prises en compte.

Inscrivez-vous à notre prochain webinaire « Prélèvement à la source : quelles stratégies à valeur ajoutée pour les épargnants retraite en 2018 et 2019 ? »