Eres gestion : commentaire de gestion mars 2018. L’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

Le mois de février a été particulièrement agité sur les marchés actions qui n’étaient plus habitués à de telles variations de cours. La remontée des taux aux Etats-Unis puis en Europe ainsi qu’une inflation plus forte qu’anticipé ont fait craindre aux investisseurs que les Banques Centrales remontent leur taux plus rapidement et plus fortement que prévu. En début de mois, les actions américaines et européennes ont ainsi perdu respectivement près de 10% et 8% avant de reprendre quelques couleurs. Le mois reste toutefois ancré en territoire négatif pour l’ensemble des places boursières : les marchés américains cèdent 3.75%, les actions européennes abandonnent 3.88%. En France, le CAC 40 perd près de 3%. Les obligations souveraines se sont quant à elles appréciées, bénéficiant de l’arbitrage des investisseurs des actions vers le segment obligataire.

Hausse des taux : bonne ou mauvaise nouvelle ? La remontée des taux est un juste retour à la normale et en cohérence avec la bonne santé des économies mondiales. Les Banques Centrales avaient joué leur rôle dans les différentes crises (Lehman 2008, crise des dettes souveraines en Europe en 2011) afin de relancer l’économie par différents canaux : baisse des taux pour rendre les conditions d’emprunt plus faciles, programme d’achats d’actifs pour assurer la liquidité. La reprise de la croissance dans l’ensemble des zones géographiques justifie l’arrêt de ce soutien monétaire. J. Powell, le nouveau Président de la Réserve Fédérale américaine a ainsi confirmé pour son 1er oral devant le Congrès, le rythme graduel des hausses de taux de la FED.

En zone euro, l’embellie se confirme comme en témoignent les dernières statistiques : la croissance du crédit s’est accélérée en janvier (+3.4% sur un an), et atteint un plus haut depuis 2009, le taux de chômage baisse et s’établit désormais 8.6%, le plus bas niveau depuis décembre 2008. La France de son côté a enregistré une croissance de 2% en 2017, soit sa meilleure performance en 6 ans.

Le retour de la volatilité est l’occasion pour la gestion active de montrer sa capacité à générer de la valeur :

  • Pour les gestions obligataires, en adaptant les portefeuilles au contexte de remontée des taux
  • Pour les gestions actions, dans la sélection des valeurs, des secteurs et des zones géographiques
  • Pour les gestions flexibles, dans les expositions aux différentes classes d’actifs (monétaire, taux, devises, actions)