Explications.

La loi #Pacte introduit l’obligation pour les assureurs de proposer une option de réversion en cas de liquidation en rente. Cette option constitue effectivement une réponse au besoin de protéger le conjoint survivant.

Mais elle est partielle.

Dans de nombreux cas, le contrat retraite souscrit l’a été par le conjoint disposant des revenus les plus importants. En cas de décès de ce dernier, les pensions de réversion des régimes obligatoires sont plafonnées et soumises à condition de ressources, le conjoint survivant se retrouve alors à risque alors même que ses charges sont susceptibles d’augmenter fortement en cas de perte d’autonomie.

Pour une rente réversible de 100€ à 65 ans, le même contrat mais liquidé à 83 ans (âge moyen de perte d’autonomie) offrirait une rente de 276€(*).

En ne reproduisant pas le péché originel du PERP à savoir l’obligation de liquidation à 74 ans, le législateur peut avec la loi PACTE offrir aux épargnants un outil de protection du conjoint le plus fragile.

(*) Couple né en 1973, hypothèse de revalorisation de 2% entre 65 et 83 ans