Eres gestion : commentaire de gestion mai 2017

Le mois d’avril a été marqué par les résultats attendus du 1er tour des élections présidentielles françaises. Finalement peu de surprise par rapport aux sondages. L’issue d’un duel peu probable entre les deux extrêmes a été définitivement écartée. Les marchés actions européens, rassurés sur l’avenir de la zone euro, ont évolué en forte hausse dès le lendemain des résultats. Sur le mois, l’indice CAC 40 progresse de près de 3%, et de plus de 8% sur l’année.

La bonne progression des actions européennes s’explique également par le retour des flux acheteurs des investisseurs étrangers. Ces flux pourraient se poursuivre. Convaincus par les bons résultats des entreprises européennes et par des niveaux corrects de valorisations, désormais rassurés par les élections, les marchés européens offrent aux investisseurs étrangers un potentiel de hausse très supérieur aux actions américaines ou aux marchés obligataires dans leur ensemble.

Pour le 2ème mois consécutif, les actions américaines sous-performent. Les investisseurs sont dans l’attente de la mise en place du programme Trump, notamment la mesure phare de baisse de l’impôt sur les sociétés de 35% à 15%.

Du côté des taux d’intérêt, dans l’attente des élections françaises, la Banque Centrale Européenne a sans surprise laissé ses taux directeurs inchangés, à leur plus bas historique depuis plus d’un an. La BCE a confirmé la poursuite de ses rachats d’actifs (60 milliards d’euros par mois) jusqu’à fin décembre 2017 et au-delà si nécessaire. Son Président, Mario Draghi, a rappelé que si la reprise cyclique de l’économie de la zone euro « est de plus en plus solide », l’inflation devait encore renouer de manière durable avec le niveau souhaité d’un peu moins de 2%.

Malgré quelques épisodes de volatilité liés aux élections françaises, les taux de la zone euro restent globalement stables et ancrés à des niveaux extrêmement bas : l’obligation française de maturité 10 ans rapporte environ 0.80% par an. Là aussi, les élections d’un président français pro-européen et l’amélioration du climat économique de la zone euro devraient pousser les taux de long terme à la hausse.

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