Des marchés actions à la fête, des marchés obligataires de nouveau soutenus par la Banque Centrale Européenne.

Des marchés actions à la fête.

Les marchés actions ont fortement progressé au cours du mois sur l’ensemble des zones géographiques : le CAC 40 grimpe de 3.29%, les actions américaines gagnent 2.30% et la bourse japonaise affiche une progression de 8.13% après une impressionnante série de 16 hausses consécutives.

Les dernières statistiques confirment l’amélioration de l’économie mondiale.
En zone euro, la demande de crédit continue de progresser du côté des entreprises européennes profitant des conditions de financement extrêmement favorables. Cette demande est dorénavant tirée par un besoin d’investissement.

Tandis que des doutes ont commencé à s’installer sur la mise en place des réformes promises par D.Trump, la croissance américaine demeure solide, s’établissant à 3% au cours du 3ème trimestre, bien au-dessus des prévisions des analystes qui tablaient sur une croissance moindre du fait de l’impact des ouragans. La consommation des ménages reste le principal moteur de la croissance.

Au Japon, la population a accordé un vote de confiance à l’actuel gouvernement du 1er ministre Abe, suite à des élections législatives anticipées.

Des marchés obligataires de nouveau soutenus par la Banque Centrale Européenne.

La BCE prolonge son soutien monétaire mais en réduit le montant de ses achats d’obligations.

La Banque Centrale Européenne a engagé un virage monétaire en décidant de la réduction, largement anticipée, de son imposant programme anti-crise en zone euro, tout en laissant comme prévu ses taux inchangés. De janvier à septembre 2018, les rachats de dettes publiques et privées vont être réduits de 60 à 30 milliards d’euros par mois. La nouvelle a été saluée par les marchés obligataires où les taux ont rebaissé à un niveau voisin de celui du début d’année, soit 0.30%/an sur l’obligation d’Etat allemand à 10 ans.

Les valorisations aussi bien des marchés obligataires que des marchés actions nous incitent à la prudence. Les taux européens anormalement bas offrent des rendements faibles à négatifs. Le risque d’une remontée des taux, qui serait pénalisante pour les détenteurs d’obligations, est réel. Quant aux actions, il existe encore une marge de progression en Europe mais le risque d’une correction dans les prochains mois aux Etats-Unis, et par ricochet en Europe, se renforce.