L’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

L’incertitude sur les élections françaises n’a pas entamé la confiance des investisseurs et les législatives aux Pays-Bas ont rassuré, avec la victoire du parti pro européen du 1er ministre sortant. Les actions françaises et européennes progressent de plus de 5% sur le mois, rattrapant ainsi leur retard depuis le début de l’année sur leurs homologues américaines. Au niveau sectoriel, les valeurs financières et technologiques ont tiré leur épingle du jeu. Les marchés obligataires affichent quant à eux des performances négatives. Les emprunts d’Etats de la zone euro voient leur taux remonter sous l’effet de bonnes statistiques économiques (nouvelle baisse du chômage pour le 7ème mois consécutif, à 9.5% au plus bas depuis mars 2009) et d’une réduction à venir des achats d’actifs de la Banque Centrale européenne (de 80 milliards d’euros par mois à 60 milliards à compter du 1er avril).

Premier camouflet pour le Président Trump, les actions américaines marquent le pas.

Faute de majorité, le Président Trump a retiré son texte abrogeant la loi de Santé ObamaCare, subissant par le même coup un sérieux revers politique. Wall Street commence à émettre des doutes sur la réforme fiscale tant attendue. Attention à une éventuelle déception ! Les actions ont fortement progressé depuis l’arrivée de Trump, anticipant justement de larges réformes, notamment une forte baisse des taux d’imposition.

Normalisation de la politique monétaire.

La Réserve Fédérale américaine (FED) a sans surprise relevé ses taux directeurs d’un quart de point. La bonne santé de l’économie US incite la FED à poursuivre son cycle de remontée progressive des taux et de normalisation de sa politique monétaire.

Enfin, au Royaume-Uni, Theresa May a officiellement déclenché le processus de sortie de l’UE. De l’aveu même du ministre britannique en charge du Brexit, les négociations à venir entre Londres et Bruxelles s’annoncent complexes « peut-être les plus compliquées de tous les temps ».