Chez Eres on aime l’actionnariat salarié collectif, et on le pratique au quotidien. Il donne des résultats probants. Mais on pourrait le rendre plus fluide…

L’actionnariat salarié collectif complète utilement les dispositifs d’actionnariat ciblés, il permet d’associer tous les salariés à la création de valeur.

La France est la championne d’Europe de l’actionnariat salarié collectif dans les sociétés cotées (cf. Etude actionnariat salarié Eres : Médaille d’or pour la France en actionnariat salarié « démocratique » et le 2e pays au monde après les Etats-Unis.

Cette situation favorable est notamment liée à l’existence :

  • des mécanismes collectifs d’actionnariat salarié s’appuyant sur l’épargne salariale (Participation aux bénéfices et Intéressement, permettant d’acheter des titres de l’entreprise dans le Plan d’Epargne d’Entreprise avec abondement et décote, via les Fonds Communs de Placement d’Entreprise dédiés ou en titres en direct)
  • des actions gratuites.

Mais la France accuse un net retard en matière d’actionnariat salarié collectif dans les entreprises non cotées (cf. BDO et Eres dévoilent les résultats de la 1ère étude quantitative sur l’actionnariat salarié non coté en France.

Ce retard est préjudiciable à la bonne marche de nos entreprises, à la stabilité de leur capital, à leur transmission.

L’actionnariat salarié collectif n’est pas toujours possible, tant en environnement coté que non coté, pour des raisons évidentes de qualité des entreprises et de leur plan de développement, et de surface financière des collaborateurs.

Mais correctement mis en œuvre (juste valorisation de l’actif par rapport aux perspectives d’activité, ajustement des montants et des avantages à la surface financière personnelle des collaborateurs et au risque), il donne des résultats incontestables en termes de croissance, de rentabilité et de création d’emplois, du fait d’une meilleure capacité des entreprises à attirer et retenir les talents, d’une motivation et implication accrue des salariés, d’une meilleure circulation de l’information, d’une stabilité du capital, d’une gouvernance mieux partagée.

Si la France n’a plus besoin que de stabilité réglementaire pour l’actionnariat salarié ciblé (notamment sur les actions gratuites), elle peut améliorer de façon substantielle l’actionnariat salarié collectif, notamment non coté, en mettant en œuvre quelques mesures simples visant à Inciter, Faciliter le déploiement, Simplifier la gouvernance.

Ces propositions, parfois techniques, sont issues de différents groupes de travail auxquels Eres a participé (Fondact, PLF Entrepreneurs…) et de notre expérience de praticiens de terrain.

Le cumul de ces mesures qui couvre à la fois l’actionnariat salarié de motivation et l’actionnariat salarié de transmission serait positif en termes d’impact sur les finances publiques et l’emploi.

Vous êtes candidat à la Présidence de la République ? En plus des mesures de développement de la participation et de l’épargne salariale, n’oubliez pas le volet association au capital !

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20170201 Note Actionnariat salarié