Dans son article du 22/03/2017, l’Agefi annonce que la politique d’investissement socialement responsable a coûté 1,3 milliard d’euros en 10 ans au fonds souverain norvégien, le plus gros fonds souverain au monde – avec plus de 850 milliards d’euros d’actifs.

Entre 2006 et 2016, les exclusions normatives (restrictions d’investir dans des fabricants d’armes ou dans des sociétés impliquées dans des violations des droits de l’homme) et les exclusions sectorielles (désinvestissement total de l’industrie du tabac et du charbon) ont réduit de 1,1 point les retours sur investissement du fonds souverain norvégien. Selon l’Agefi, se basant sur des informations communiquées par le fonds, les pertes en profits non touchés, sur la période de 10 ans, ont été chiffrées à 12 milliards de couronnes, soit 1,3 milliard d’euros.

Saluons le fonds souverain norvégien qui a le mérite d’afficher le coût de son choix de l’ISR. Cela éclairera les épargnants sur le fait que l’exclusion, comme toute gestion sectorielle a un impact certain sur la rentabilité.

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